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Actualités immobilières

Les taux de crédit continuent de baisser !

Alors que les économistes prévoyaient une remontée des taux pour 2016, ceux-ci continuent à baisser. Aujourd’hui, un candidat à l’accession peut emprunter 20 % de plus qu’en 2013 pour la même mensualité. 

En 2016, les taux de crédit immobilier se rapprochent à nouveau de leur niveau historique de mai 2015. Conséquence de cette baisse, les banques ont accordé pour 200 milliards de crédit, une année record.

Un effet d’aubaine pour les ménages modestes

Ces taux faibles permettent aux couples d’augmenter leur durée de crédit à vingt-cinq ans et donc de diminuer les mensualités. Pour beaucoup, c’est l’appel d’air qui manquait. Un peut partout en France, les agents immobiliers font état de ce retour des primo-accédants depuis la rentrée 2014. Le retour du prêt à taux zéro dans l’ancien et l’augmentation des plafonds dans le neuf viennent encore renchérir leur pouvoir d’achat. Ainsi, sur le marché immobilier ancien, on note une augmentation de 14,9 % d’acquéreurs jeunes et de 15,9 % de ménages à faibles revenus selon l’Observatoire Crédit-Logement/CSA.

Les acquéreurs qui en profitent le plus

Mais ces taux historiquement bas profitent surtout à certains profils d’acquéreurs. Car les banques, moins bien rémunérées, sont beaucoup plus strictes qu’auparavant. Mieux vaut être un couple en CDI qu’un libéral célibataire. Et l’apport est déterminant. Avec 30 % du capital emprunté, on est sûr de pouvoir bénéficier des meilleurs taux, à savoir 1,71 % pour un crédit sur quinze ans, 1,96 % sur vingt ans et 2,21 % sur vingt-cinq ans.

Les rachats de crédit en hausse

Une autre conséquence de cette baisse des taux est que plus du tiers des crédits immobiliers contractés l’année dernière ont servi à racheter des crédits en cours. En effet, si l’on compare avec 2012, où le taux moyen était de 4,05 %, l’avantage est indéniable.
La question qui se pose alors est la suivante : va-t-on voir les prix remonter comme dans tous les autres pays européens ? Rien n’est certain. La conjoncture morose de l’économie française n’incite pas à tant d’optimisme et l’équilibre entre solvabilité des ménages et prix des logements reste fragile.